Le départ

Quelques semaines après la Transahariana, Thierry Adeline vient de courir les 24 heures de Séné, une épreuve particulièrement éprouvante où le corps et la volonté doivent subir et gérer un effort continu de 24h…

Ce jeudi 1er Mai, tu as participé à une nouvelle course, les 24 heures de Séné, tu peux nous raconter ?

Avec plaisir : effectivement, j’ai participé ce week-end aux 24 heures de Séné, près de Vannes, où se déroulaient les Championnats de France de cette distance. J’y avais déjà participé l’année passée mais seulement aux 12 heures en préparant la Transe Gaule 2008.

Nous étions 165 concurrents à nous élancer (le premier à 10 heures du matin) pour 24 heures non stop en solo.

Ce type de course ultra est très particulière dans la mesure où elle se déroule sur un circuit de 1.3 km à effectuer autant de fois que possible, tout en gérant le ravitaillement, la fatigue et les pépins de tout ordre.

Comment procèdes-tu dans ce genre de course ?

Il faut beaucoup d’expérience de la course non stop pour gérer ce type de distance, c’est une évidence… Un point fondamental est de partir doucement en pensant bien à la durée de l’effort à fournir et de courir régulièrement.

Il faut aussi parfaitement penser à l’hydratation et à toute la partie alimentaire basée essentiellement sur un mélange salé et sucré, de façon très régulière. L’alimentation sur l’ultra est bien différente de courses type marathon : quasiment pas de gels où de barres énergisantes ; et surtout de la nourriture type sandwiches, saucissons, compotes, fromages, soupes, coca…

Thierry Dossard n°123 en plein effort

Mentalement, cet effort doit être particulier ?

Pour être honnête, ce type de course est très éprouvant physiquement mais il faut aussi et surtout un gros mental pour vaincre ce genre de distance. Il y a un côté répétition qui est terriblement difficile à gérer et il est bien fréquent de voir des concurrents craquer et partir dormir quelque temps…

Es-tu content de ton résultat ?

Oui, compte tenu de mon entrainement allégé en avril suite à la Transahariana de fin mars (Algérie, 265 km non stop…) et à mon problème au tendon d’Achille, je suis satisfait, j’ai parcouru 170 km, et je finis 68ème au classement général sur 165 coureurs.

As tu rencontré des problèmes physiques particuliers ?

Je redoutais que revienne ma tendinite, j’avais en prévention demandé à mon podologue de me préparer des semelles avec talonnettes pour alléger au maximum la sollicitation du tendon d’Achille droit : le résultat a été parfait. Seules des ampoules mal cicatrisées suite à l’Algérie m’ont fait souffrir. Un peu de repos et tout rentrera dans l’ordre.

Le ravitaillement

Tes prochains rendez-vous ?

Je compte m’aligner sur un 100 km fin mai où début juin, ensuite début de la préparation en vue de Spartathlon fin septembre (245 km non stop en Grèce) et ensuite la mythique Trans 333 au Maroc dans le désert (333 km non stop).

Origine des photos : Courir en Bretagne