Thierry Adeline, lors de la TransGaule

Adepte de l’ultra marathon, Thierry Adeline a traversé la planète en courant.Après le Marathon des Sables, il enchaine en 2006 le Raid Sahara en Mauritanie, la Gobi March en Chine, les 100 km de Millau et le Raid Ténéré au Niger. En 2007, il court le Libyan Challenge (200 km non stop) , le Raid Montpellier-Valencia (500 km en 7 jours). C’est sur les routes de France qu’il vient de vivre sa dernière aventure…

En août dernier, tu as participé à la 7ème édition de la Transe Gaule. Racontes-nous ?

Ce fut une aventure véritablement exceptionnelle tant d’un point de vue sportif qu’humain. Nous étions 51 coureurs sur la ligne de départ à Roscoff et 44 à l’arrivée à Gruissan. Des athlètes venus de tous les continents rejoindre la Manche à la Méditerranée en 18 jours…1151 km dans les paysages merveilleux des régions françaises, soit près de 30 marathons ! La Transe Gaule est l’une des courses mythiques de cette pratique sportive qu’est l’ultra marathon et je dois dire que relever ce défi a été pour moi une immense satisfaction.

Une aventure ou l’esprit de groupe prend vite le pas sur l’esprit de compétition…

Absolument, nous vivons en groupe et en vase clos pendant 18 jours, en pratiquant notre passion commune qu’est la course extrême et en allant au bout de nous mêmes sur le plan physique, alors bien évidemment les liens se tissent entre nous et de belles amitiés se créent.

Dès les premières étapes une tendinite achiléenne a fait son apparition, comment l’as tu gérée durant le reste de la course ?

Cette tendinite est apparue assez rapidement à la fin de la 3ème étape, après 250 km environ… La route était encore longue… La douleur était différente suivant la route, plus douloureuse en montée qu’en descente bien sûr. Alors, au fil du temps on vit avec, et puis le soir dès l’arrivée ce sont les soins avec des pansements occlusifs avec pommade anti inflammatoire et application de glace.

1151 km qui ont eu raison des 3 paires de Nike (air triax et vomero) que tu portais alternativement…

Paire d'Air Triax de Thierry Adeline

En fait les chaussures ont plutôt bien résisté en terme de maintien et d’amorti mais le simple fait de courir tout le temps du même coté de la route (qui est souvent légèrement convexe) a provoqué une usure asymétrique des chaussures très importante.

Nous avions conçu pour cette course des semelles adaptées à la foulée rasante des coureurs d’ultra. Ont elles rempli leur mission ?

Semelle détourée

J’avais 2 paires de semelles sensiblement identiques que je portais alternativement. Légères avant tout elles apportaient un bon amorti sous l’avant pied (nécessaire sur les longues distances) et une protection efficace contre les effets néfastes des impacts talon-sol sur le bitume. Une des paires avait la particularité d’être équipée d’un petite cale permettant de contrôler la pronation, elle à mieux résisté a l’écrasement que l’autre. Le port de semelles a également limité au maximum les douleurs dans les genoux et hanches procurées par cette surdose de kilomètres.