Archive pour le mot-clef "hydratation"

Retour du Spartathlon 2009

Thierry Adeline au Spartathlon

Malheureusement, je n’ai pas réussi à venir à bout des 245 km non stop du Spartathlon 2009, entre Athènes et Sparte en Grèce, trop vite stoppé par une lourde déshydratation, très certainement due à la température élevée (42°).

J’avais déjà connu à deux reprises ce genre de mésaventure en Libye et en Algérie, mais les 75 barrières horaires imposées au cours de la course ne permettent pas la moindre défaillance.

Je n’ai donc parcouru que 70 km, jetant l’éponge avant Corinthe…

Les symptômes étaient clairs : jambes lourdes très rapidement, crampes, fréquence cardiaque trop élevée et vomissements pour finir, évidemment dûs à une hydratation insuffisante en volume avant et pendant la course, mais également insatisfaisante sur le contenu trop peu salé.

C’est évidemment une grande déception; cette course était mon objectif 2009 et dans laquelle je m’étais beaucoup investi en entraînement.

Maintenant il faut analyser les faits et rebondir…

Il faut convertir ce premier échec en ultra en expérience supplémentaire et en positif. C’est impératif, ce n’est que de la course et donc du plaisir.

Le Spartathlon est aux yeux des spécialistes considéré comme l’une des trois courses les plus dures du monde avec la Sakura Michi au Japon et la Badwater aux Etats-Unis, c’est toujours difficile de statuer dans ce domaine, mais ce qui est certain c’est qu’elle est très exigeante…mais si belle !

Maintenant je suis résolument tourné vers l’avenir : je me sens bien physiquement et prêt à relever un nouveau défi avant fin 2009

En 2010, je retournerai au Spartathlon, c’est décidé ! Je veux prendre ma revanche. Je construirai ma saison en conséquence, avec marathons pour améliorer ma vitesse, 100 km et 24 heures pour le volume, la Nove Colli en mai avant le Spartathlon en septembre.

A bientôt !

Thierry Adeline, ultramarathonien

Date : 2 octobre 2009 | Catégorie(s) : Actualités sportives, Courses célèbres
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Déshydratation, hydratation

Effectivement, nous avons longuement parlé avec Thierry Adeline au cours des précédentes consultations, des effets pervers de la déshydratation : élévation de la température interne, fatigue prématurée, troubles de la contraction musculaire, perte de la lucidité…

Avec une perte de 1 à 2 litres de sueur par heure, c’est déjà une température interne augmentée de 2 à 3 °C. Or, dans des conditions extrêmes, en tenant compte du climat et du profil de la course, le débit de la sueur peut s’élever jusqu’à plus de 3 L par heure. A la température extérieure supportée par le coureur, il faut ajouter l’activité musculaire en elle-même qui produit également un surcroît de chaleur.

Thierry va courir 246 km dans un environnement fortement marqué par des températures extérieures élevées. Ce handicap sera accentué par la pollution rencontrée notamment dans les milieux urbains. Pour combattre les effets cardio-accélérateurs dus à la chaleur et maintenir la pression sanguine artérielle nécessaire à l’activité cardio-vasculaire et locomotrice en plein effort, Thierry veillera à s’hydrater régulièrement et correctement. Correctement signifiant une prise hydrique de qualité. Fréquence d’hydratation, quantité d’absorption à chaque gorgée et qualité de la boisson… en résumé : Quand ? Combien ? Quoi ? Le tout visant à faciliter le travail de la vidange gastrique en pleine course.

Faire un point récapitulatif sur les conséquences d’un apport de liquides exclusivement basé sur l’eau durant la course, nous a paru essentiel, compte tenu des récentes difficultés vécues par Thierry en Lybie et en Algérie. Le risque d’hyponatrémie (diminution de la concentration en sodium dans le sang) est bien réel au-delà d’un apport de trois à quatre litres d’eau. Prosaïquement, on peut renvoyer l’hyponatrémie à une image d’empoisonnement par de l’eau : dégoût de cette dernière, nausées, vomissements, fatigue exagérée, céphalées doivent alerter le coureur au plus vite, bien avant les convulsions et le risque de coma. D’où l’importance de la qualité de la boisson et la recherche d’une boisson isotonique (de même concentration que le milieu plasmatique pour une meilleure assimilation). Cette boisson contiendra, en plus des ingrédients habituels, du chlorure de sodium plus connu sous le nom de sel de cuisine, de manière à s’approcher au maximum de l’équilibre hydro-électrolytique.

Au maximum, car il ne faut pas se leurrer : la balance hydro-électrolytique est toujours altérée lors des courses de très grande endurance. Le sodium principalement mais aussi le potassium sont souvent déficitaires. Or, il se trouve que ces mêmes électrolytes jouent un rôle capital dans la contraction musculaire.

En tenant compte des facteurs liés à la déshydratation, j’ai conseillé Thierry sur la variété et la régularité des prises hydriques, en me référant à ses habitudes : prise de 600 ml/h, petites gorgées régulières, boisson énergétique adaptée à l’effort à diluer en fonction de la chaleur, soupe qu’il supporte bien, soda au cola et une innovation qu’il aura testée bien sûr au préalable à l’entraînement : la prise régulière de sachet Vée mélangé à de l’eau (1 sachet pour 1 L à 1,25 L au maximum).

Le but recherché ici, avec les sachets Vée, est un apport de sodium et de potassium sous forme de sels désacidifiants de façon à obtenir un apport hydrique légèrement salé, mais aussi un effet antioxydant avec régulation du pH sanguin. Le fait qu’il y ait une légère production de dioxyde de carbone au contact de l’eau – effet limonade – stimulera les chémorécepteurs en bouche, les récepteurs du goût sur la langue et dans la cavité buccale, tandis que le bicarbonate de sodium facilitera de son côté la sécrétion gastrique.

Armé de toutes ces connaissances, Thierry s’évitera des erreurs d’application dans la gestion de son hydratation, tout au long de la course, en prenant garde de perdre ses repères vers l’arrivée : piège de l’euphorie, inévitable en fin de course…

Corinne PEIRANO, diététicienne, nutritionniste, ultramarathonienne et ultratraileuse

Date : 18 septembre 2009 | Catégorie(s) : Pathologies du sportif
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Quand Spartathlon rime avec hydratation…

A coup sûr, l’hydratation est l’une des clés de la réussite à une course comme le Spartathlon… C’est d’ailleurs, et dans toutes les courses, une des composantes essentielles de l’alimentation de l’effort

C’est un des points sur lesquels je me suis penché et sur lequel j’ai essayé de réfléchir au mieux, car mes mésaventures passées aussi bien en Libye (200 km non-stop) et en Algérie (270 km non-stop), probablement de l’hyponatrémie due à un excès d’eau et provoquant des nausées et vomissements, me poussent à la plus grande attention dans ce domaine.

En plus de l’effort en lui même qui sera extrême, il faudra rajouter à la fois la durée de la course, mais aussi prendre en compte la température haute qu’il peut faire en Grèce au mois de septembre…

Ma stratégie définie sera donc de m’hydrater régulièrement et, dès le départ de la course, le volume sera de l’ordre de 600 mL/heure, ce qui semble une moyenne parfaitement assimilable, en variant les boissons isotoniques, coca, thé mais aussi les boisssons salées au maximum de la tolérance (soupe, bouillon, etc.).

Je suis persuadé, et en accord avec les conseils de Corinne Peirano, que l’apport d’eau simple ne suffira pas et qu’il faudra veiller à maintenir le bon équilibre hydrique tout au long de la course. J’y serai très attentif

La boisson isotonique retenue sera celle de Punch Power (parfum goyave), mais aussi régulièrement l’utilisation de sachets VEE qui apporteront bicarbonate et sodium.

A bientôt.

Thierry Adeline, ultramarathonien

Date : 16 septembre 2009 | Catégorie(s) : Pathologies du sportif
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Préparation des pieds… un nouveau gel tannant

Le tannage des pieds est une notion connue de tous les coureurs. Or, sa mise en œuvre est souvent incomplète et il est important de rappeler qu’après une application d’acide citrique, ou de spray tannant, il faut impérativement hydrater le pied a l’aide d’une crème spécifique pour éviter que la peau ne soit brulée (et donc fragilisée) par la substance tannante.

Pedi Relax souhaite simplifier cette opération en proposant un nouveau gel tannant qui permette de tanner et de maintenir la souplesse cutanée en une seule application. A base d’acide citrique et d’huiles essentielles de citron, ce gel doit être appliqué quotidiennement 15 jours avant la compétition. Des tests effectués auprès de 30 marathoniens ont prouvé son efficacité.

N’hésitez pas à donner votre avis…

Pierre Lapègue, podologue du sport à Sèvres

Date : 18 mai 2009 | Catégorie(s) : Vos pieds au quotidien
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