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Tornade sur le Hoggar – Michel Deschamps lors de la Transaharienne 2009

Pourquoi s’être inscrit à une épreuve de 260 km en Algérie, au départ de Tamanrasset, dans le désert du Hoggar ? Je ne sais pas, et ce n’est sûrement pas en restant chez moi que je l’aurais appris. Voilà pourquoi un beau matin de mars, je me retrouve à la cascade de Tamakrest, à faire et défaire mon sac. Je conserve l’obligatoire, je me débarasse du superflu. L’organisation vérifie mon matériel, c’est bon. Je suis prêt, et mon sac de 6 kg aussi. Allons-s’y !

Stratégie. Le soleil est au rendez-vous pour la photo de groupe sous l’arche de départ. Prudemment, nous nous élançons à la recherche de sable dur pour nous économiser. Thierry Adeline et moi avons décidé de courir ensemble. Devant, Wouter Hamelinck le Belge et Hamza Nedjani l’Algérien sont déjà partis. Nous calquons notre allure sur celle de Pierre Gagnière, expérimenté dans ce type d’épreuves.

Au sable succède une piste caillouteuse qui monte doucement vers le massif de Amezeghiane. Nous sommes dans le Hoggar, l’univers est minéral. Nous avons face à nous un désert de pierres travaillées par l’érosion. Ici, point de poésie, la nature est rude. Alors que le soleil s’en donne à cœur joie sur nos peaux de citadins, le vent se lève, rendant la chaleur plus supportable, mais nous asséchant un peu. Boire, il faut, mais pas trop !

Téléchargez l’interview de Michel Deschamps dans son intégralité

Source : « Ultra-fondu » (mai 2009).

Pierre Lapègue, podologue du sport à Sèvres

Date : 25 mai 2009 | Catégorie(s) : Courses célèbres, Interviews de sportifs
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260 km non-stop dans l’enfer du Hoggar algérien : le dernier défi de Thierry Adeline !

Le 24 mars, tu es venu soutenir Thomas Legrain et nous faire partager ton expérience des raids de l’extrême lors de la réunion du Networking Business Club. Tu as su captiver l’attention de tous puisque tu revenais de courir la première édition de la Transahariana, une course exceptionnellement difficile dans le Hoggar algérien, sur les traces de Charles de Foucault. Peux-tu nous en dire quelques mots?

Oui effectivement, j’étais ravi de venir faire partager mon expérience de la course extrême, en même temps que Thomas préparait son départ pour sa première grande aventure du Marathon des Sables 2009.

La Transahariana était une première édition et proposait une distance hors norme de 260 km à effectuer en non-stop et en auto-suffisance alimentaire. La course se déroulait dans le massif du Hoggar qui est un endroit merveilleux dans le sud de l’Algérie. Un désert caillouteux avec des paysages réellement splendides.

J’ai rencontré en Algérie des conditions particulièrement difficiles à rajouter à la distance. Je pense à l’altitude avec un pic à plus de 2500 mètres. Courir jour et nuit est aussi un effort particulier et spécial. Les écarts de température, de 2° la nuit à 40° le jour, le vent, et même un orage… l’hydratation, mais aussi la gestion du sommeil… non, vraiment des conditions extrêmes et terriblement éprouvantes pour l’organisme, de l’avis de tous les participants. Il faut savoir gérer ce type d’effort, accepter de passer par des moments difficiles pour mieux rebondir ensuite, bref apprendre la patience, des courses où la force mentale a une grande importance.

Des paysages exceptionnels lors de la Transahariana...

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Pierre Lapègue, podologue du sport à Sèvres

Date : 30 mars 2009 | Catégorie(s) : Interviews de sportifs
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