Thierry Adeline adepte de l’ultra marathon

En 15 ans, courir est devenue une passion. Mais une passion qui évolue et qui prend des formes différentes au fil des années. Raconte-nous…

Dans ma famille, le sport était une discipline quasi « culturelle » ! Tennis et Hockey-sur gazon pratiqués à haut niveau m’ont permis très tôt d’adopter le rythme entraînements-compétition dans un état d’esprit bien particulier.

Et puis en 1992, je suis allé voir mon frère courir le Marathon de Paris, défi qui m’apparaissait totalement fou. Là, j’ai eu un véritable coup de cœur pour cette discipline, les efforts qu’elle réclame et l’ambiance qui entoure la course. J’ai décidé de tenter l’aventure et l’année suivante, je prenais le départ sur les Champs-Elysée pour boucler les 42,195 km 3h20 plus tard.

Thierry : Aux portes du désert Saharien

A partir de ce moment, j’ai enchaîné cette épreuve partout en France et à l’étranger pour réaliser mon meilleur chrono en 2h53 à New-York. Et à chaque fois la même émotion avant, pendant et après la course. Et puis un jour, l’envie de courir plus longtemps, plus loin et me voilà parti à la découverte de l’ultra avec des aventures exceptionnelles comme La Diagonale des Fous à la Réunion, le Marathon des Sables au Maroc, le Lybian Challenge, le Raid Montpellier-Valencia , mais aussi la Mauritanie, le Niger, la Chine… A chaque fois, mon plaisir à préparer ces expéditions est décuplé : un entraînement physique spécifique et une préparation mentale à ne pas négliger. Mais surtout, plus que des défis sportifs, ce sont des aventures humaines avec des rencontres inédites et des émotions inoubliables.

Pour donner du sens à cette passion, je me suis engagé auprès d’une association qui me tient particulièrement à cœur, France Lymphome Espoir (FLE), à laquelle je verse des sommes que je récolte auprès de mes partenaires et qui permettent d’apporter une aide aux malades et leurs familles.

Et parce qu’on est jamais mieux servi que par soi-même, j’ai participé, par mes conseils et mon expérience, à l’ouverture de Passion Running, à Sèvres (92), une boutique où l’on propose les meilleurs équipements pour la course à pied. Plus qu’un lieu commercial, ce magasin est en train de devenir un lieu de référence et de convivialité où se retrouvent des coureurs de tout niveau heureux d’échanger leurs expériences.

2008 : un programme cool ou ambitieux ?

Thierry : Thierry et ... Serge Girard

Cette année, je me suis fixé deux objectifs majeurs : la Transe Gaule en août et le Spartathlon fin septembre. Deux courses exceptionnelles qui font rêver l’ultra marathonien que je suis.

Traverser la France en courant ! Défi fou que 50 coureurs internationaux tentent de relever chaque été depuis 8 ans : 1155 km en 18 jours pour rejoindre la Manche à la Méditerranée, de Roscoff à Gruissan.

Puis partir sur les chemins de légende entre Athènes et Sparte lors d’une course non stop de 245 km qui attirent les meilleurs spécialistes du monde, c’est vivre le mythe olympique en direct !

Ces deux rendez-vous sont mes rêves de l’année. Je les ai préparés avec quelques marathons et des 24 heures. Aujourd’hui, je me sens prêt et serein tant dans mon corps que dans ma tête. Et puis si je réussis, j’emmène mes copains courir six jours en Egypte car finir l’année au pied des pyramides me paraît être une belle récompense !

Les analyses podométriques dynamiques de ta course mettent en évidence une foulée exempte de défauts majeurs. Pourtant, tu as choisi de courir avec des semelles orthopédiques. Pour quelles raisons ?

Effectivement, il y a bien longtemps que j’ai opté pour des semelles qui n’ont pas pour but dans mon cas de corriger un défaut mais d’améliorer le confort, prévenir les blessures et améliorer mes performances. Et en 15 ans, j’ai pu constater les résultats des recherches en la matière.

Les semelles orthopédiques que mon podologue, lui aussi marathonien, me prépare m’offrent tous ces avantages qui sont pour moi fondamentaux, le confort qu’elles me procurent est vraiment très étonnant et je ne pourrai plus courir sans.

Thierry Adeline

Catégorie(s) : Interviews de sportifs
Diffusez cet article | Aucun commentaire | Rédigez un commentaire »

Arnaud Bézard finisher à Roth avec des semelles carbone

Un an après le tournage du film « courir sans souffrir », nous avons rencontré Arnaud qui vient de « boucler » le triathlon de Roth

Arnaud qu’elles sont tes premières sensations sur cette épreuve ?

CRBG

Ce triathlon distance Ironman s’est plutôt bien déroulé pour moi, malgré des conditions météo exécrables (pluie et froid). Je suis partis prudemment en natation puisque je mets 58 minutes pour faire les 3.9 kms dans le canal de Roth. Les 180 kms de vélo se sont avérés plus délicats car les descentes étaient dangereuses et le froid m’a provoqué des crampes à partir du kilomètre 120 ! Je boucle le parcourt cycliste en 5h06. Viens ensuite le plat de résistance ; le marathon. Toujours sous la pluie (elle redouble d’intensité à ce moment là !), je pars sur des bases de 4.15/4.30 au kilo, ce qui passe bien jusqu’au 22ème, et là, quelqu’un viens de couper les vannes d’arrivé d’énergie sans me prévenir ! Plus rien ou pas grand-chose jusqu’au 29ème !

Et puis le jus revient, il ne reste plus que 13 kms, alors je me remotive et je reprends mon tempo sur 4.30 /4.45. Les 4 derniers kilomètres sont en descente, et puis il y a le stade d’arrivé, grandiose, 3h34 sur le marathon, moins bien que ce que j’avais espéré mais très content d’en avoir terminé, surtout quand on sait que le nombre d’abandon a été record cette année à cause des chutes et crevaisons en vélo et des hypothermies en course à pied Au final un temps de 9h51.06 sur cette course mythique ! Je suis un Ironman !

Depuis le raid XPD en Australie, il y a un an, tu as eu l’occasion de faire de nombreuses courses durant lesquelles ton pied droit a été fortement sollicité. Quand est-il aujourd’hui de cette bursite inflammatoire provoquée par ton pied creux ?

Marathonien

Nombreuses ont été les courses de préparation pour Roth en effet, semi de Boulogne, de Rambouillet, triathlon CD de Pont Audemer, MD de Troyes, sans compter les raids sportifs et les nombreuses séances d’entrainement hebdomadaires en course à pied (5 en moyenne).

Je peux dire aujourd’hui que les douleurs au niveau de mon pied droit ont totalement disparues !

Et oui, ça parait incroyable, surtout lorsque l’on sait que les médecins du sport me conseillaient une opération et un arrêt de la marche pendant 24 mois !

Avec les travaux de recherche de la meilleure solution non chirurgicale, nous avons abouti à la mise en place de semelles orthopédiques.

Les mises au point non pas été simples car il fallait, dans un premier temps trouver un moyen de soulager la douleur sans pour autant provoquer des zones de frottement ni alourdir les chaussures ; une zone de décharge sous la bursite, un recouvrement suffisamment résistant sans pour autant être agressif pour la peau soumise à l’humidité prolongée (parfois plus de 24 h !).

Cette opération a été un succès puisque j’ai pu effectivement courir sur le raid XPD Australia en Août 2008 avec mes coéquipiers de l’équipe WCUP Issy-les-Moulineaux.

Il est clair que sans ces semelles, il m’aurait été impossible de m’entrainer et de participer à ce raid, elles ont constituées pour moi la solution parfaite pour remédier à ce souci de pieds creux.

Tu as couru le marathon de Roth avec une paire de semelles orthopédiques équipée d’une lame en fibre de carbone destinée à améliorer la propulsion, quelles sont tes premières impressions sur cet équipement ?

Il a fallu dans un second temps, mettre en œuvre des semelles à la fois efficaces pour soulager la douleur, mais aussi me permettant de trouver une sensation de rendu et d’efficacité satisfaisant pour réaliser des courses sur route telle que des semi ou des marathons.

Deux nouveautés sont alors venues se greffer aux semelles ; un talon amortissant pour le confort encore amélioré et surtout un rajout d’une lame carbone autour de la zone de décharge.

Cette lame permet un rendu dynamique impressionnant lors de la phase de poussée du pied.

M’en passer aujourd’hui me parait difficile (nous avons fait des tests de semelles sans ces lames carbone), il me manque la sensation de réactivité essentielle pour les courses sur route demandant un certain punch dans la foulée.

La mise en place de mes semelles orthopédiques a donc été pour moi la solution parfaite pour me permettre d’éviter un arrêt de l’activité physique (ce qui vu la durée de l’arrêt et mon âge aurait quasiment à coups sur provoqué la fin de ma carrière sportive) et surtout de faire disparaître la douleur et la bursite en seulement 8 mois !

Mieux encore, les semelles orthopédiques sont devenues un des facteurs de mes performances sur les parties course à pied de mes triathlons.

Un talon ultra amortissant pour le confort, un recouvrement résistant et confortable (même avec les pieds nus !) et enfin les lames carbone qui dynamisent l’ensemble sur la phase de poussée de la foulée.

Mon handicap de départ c’est donc transformé en gain de performance en fin de compte !

Ceci n’a forcement été possible que grâce à l’écoute, aux compétences et à la passion de mon podologue du sport. Un passionné de son métier et de la course à pied, marathonien lui-même, ce qui lui permet de comprendre et appréhender les préoccupations et les exigences du compétiteur.

Nous travaillons en ce moment sur des prototypes de semelles pour les chaussures vélo, avec de nouvelles contraintes et de nouveaux challenges en perspective, de quoi nous faire progresser encore pendant de longues années je l’espère !

Arnaud Bézard, Finisher sur le triathlon de Roth, 13 juillet 2008 184ème sur 3562 participants (dont 80 pros hommes et femmes) en 9:51:06

Catégorie(s) : Interviews de sportifs
Diffusez cet article | Aucun commentaire | Rédigez un commentaire »

Périostile tibiale

La périostite tibiale (PT) se caractérise par un syndrome inflammatoire douloureux au niveau de la face interne du tibia.

Certaines déformations de la jambe ou du pied peuvent favoriser l’apparition de cette pathologie dont le déclencheur principal reste la pratique intensive ou chaotique d’activités sportives.

Les douleurs proportionnelles à l’intensité de l’entraînement cèdent généralement au repos. Toutefois si la PT n’est pas traitée dès son apparition, celles-ci peuvent évoluer vers la chronicité et compromettre définitivement la pratique d’une activité sportive.

» Lire la suite…

Pierre LAPEGUE, Pédicure Podologue

Catégorie(s) : Pathologies du sportif
Diffusez cet article | Aucun commentaire | Rédigez un commentaire »

La réflexologie plantaire libère les facultés d’auto-guérison du corps

Le pied est la représentation miniaturisée du corps humain, à chaque « zone réflexe » correspond un organe, une glande ou une partie spécifique du corps. Des pressions rythmées appliquées sur ces zones réflexes permettent de localiser les tensions et de rétablir l’équilibre dans les parties du corps correspondantes. Elle est une pratique manuelle ancestrale et fait partie des médecines naturelles.

Qu’elles sont les applications de la réflexologie ?

Celle-ci est utilisée notamment pour :

  • Relaxer, le stress étant à l’origine de nombreux dysfonctionnements physiques et psychiques.
  • Activer la circulation sanguine et lymphatique, mobiliser les déchets, stimuler les émonctoires et réguler le système nerveux.
  • Prévenir, soulager, voir éliminer un grand nombre de troubles et favoriser l’homéostasie.

Le corps retrouve ainsi de manière naturelle, équilibre et harmonie… Une séance dure entre 45 minutes et 1 heure.

Alexandra TERRIER, Pédicure Podologue

Catégorie(s) : Vos pieds au quotidien
Diffusez cet article | Aucun commentaire | Rédigez un commentaire »

Le podologue préféré de mon pied

Pour Pierre Lapègue, le podologue préféré de mon pied avec toute mon amitié.

Cartoon "C'est les voiliers que tu regardes ?" par Michel Froget

Le coureur à pied… court… sur ses pieds… de préférence !

Son pied est donc, pourrait-on dire, en quelque sorte, son « instrument de travail », voire de loisir ?

Son pied lui permet donc de connaître le bonheur de se lever le week-end bien avant toute la famille, de sortir sous une petite pluie fine et glacée, le jour à peine levé pour un entrainement dominical. Grâce à son pied, il s’offre même parfois une petite sortie sur les trottoirs humides en rentrant du boulot alors que la nuit est déjà tombée sur la ville.

Mais s’est toujours grâce à son pied qu’il a le bonheur de courir dans des paysages sublimes au soleil couchant, de retrouver parfois plein d’autres pieds amis pour de grandes courses rituelles sentant bon la transpiration et la pommade Nok !

Bref, le lien entre le coureur à pied et… son pied est indéniable et passe, la plupart du temps, par sa cheville. Facile là ? Non ?

Cartoon "C'est le pied" par Michel Froget

Comme c’est un bon ami… il convient d’en prendre soin, de lui porter attention, de le chérir.

Alors on lui offre de belles chaussures de running avec des dispositifs savants qui préservent à la fois l’amorti, le maintient, la stabilité, la vivacité, la rapidité, la vélocité, … et le confort !

On investit dans des chaussettes spéciales, sans couture, en coton et en téflon, anti-ampoule, anti-blessure, anti sueur, anti-chaud, anti-froid.

On se fait livrer des tubes d’onguents, de pommade anti-échauffement, de baume du tigre, de soins divers, de crème de récupération qui sent bon. On glace, on masse, et comme un geste en appelle un autre, sans s’en rendre compte, irrésistiblement, on malaxe, on caresse, on embrasse… (t’es souple toi ?)

On lui coupe ses petits ongles, bien courts mais pas trop, on veille sur l’ongle incarné comme le lait sur le feu, on traque le cor naissant ou n’importe quelle corne sournoise, on débusque l’ampoule en formation, on s’alerte à la moindre rougeur.

Et comme vraiment, on l’aime par-dessus tout, on lui offre pour son anniversaire une jolie semelle orthopédique avec le dessus tout bleu comme il l’aime, peaufinée par votre podologue préféré, testée, rectifiée, affinée, perfectionnée jusqu’à ce qu’elle soit irréprochable et puisse se coller parfaitement à son anatomie dans la moiteur intime de son asics… (sic !)

Cartoon "Halte aux cadences infernales" par Michel Froget

Mais… comme c’est un bon ami… on est prêt également à lui demander beaucoup, à être exigeant avec lui et à ne pas le ménager :

Alors, on lui fait avaler des kilomètres hiver comme été, par temps sec et par temps mouillé. On lui fait « bouffer » du bitume en ville, du chemin à la campagne, des sentiers en montagne, du sable sur la plage, de l’enrobé au stade (et pourquoi pas de la neige à Noel, tant que tu y es ? !).

On le sollicite pour grimper des raidillons, pour retenir notre corps fatigué dans les descentes, pour sauter un trottoir, pour éviter une flaque.

Il travaille en tension, en extension, en supination et pronation. Il attaque du talon, se déroule, pousse sur le gros orteil et se soulève avec grâce comme un félin dans la savane s’attaque à l’antilope esseulée… (c’est beau comme image ça, non ? Remarque, si le félin était derrière toi, tu ferais moins le malin et tu courrais peut-être un peu plus vite !)

Alors bien sûr, si au cours de l’entrainement, une petite douleur se fait sentir, si l’on ressent comme un échauffement, une amorce de tendinite, si à chaque foulée, on a l’impression qu’il y a un pli dans sa chaussette, si chaque réception accentue un point de douleur, on se rue, à peine la douche achevée, chez son podologue préféré pour le supplier de vous ressusciter, de résoudre le soucis, de vous consoler (ce qu’il fera avec le sourire ) et de refaire de vous ce coureur jeune et svelte qui courait le semi en moins d’une heure trente… mais pour ça malheureusement, il n’est pas compétent !

Eric Greff, chroniqueur à Jogging International

Catégorie(s) : Vos pieds au quotidien
Diffusez cet article | Aucun commentaire | Rédigez un commentaire »