Histoire d’une légende : Paris/Colmar

Créée en 1926 pour célébrer les exploits des « Poilus de 14/18″, elle est devenue célèbre sous le nom de Paris/Strasbourg avant de devenir en 1981 Paris/Colmar. Cette marche qui réunit les meilleurs marcheurs d’endurance du monde s’effectue pendant 3 jours et 3 nuits consécutifs, voire 4 nuits pour les derniers arrivants à Colmar.

Il n’y a que 2 arrêts obligatoires : l’un de 3 heures après 230 kilomètres parcourus et l’autre d’1 heure après 440 kilomètres de marche ! Tout arrêt supplémentaire de plus de 10 minutes prive à coup sûr le marcheur d’un classement sur l’épreuve. Les meilleures années, 8 à 10 marcheurs seulement sur les 30 du départ pourront atteindre Colmar.

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Claude Huertas, Directeur de l'Institut de Formation en Pédicurie-Podologie de Toulouse, CHU Purpan (31059 TOULOUSE) ; Co-Responsable du D.U. de Podologie du Sport de l'Université Paul Sabatier – TOULOUSE

Catégorie(s) : Courses célèbres
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La semelle à faux bout

Dans le cas d’amputations d’avant pied, d’origine vasculaire (diabète, artérite…) ou traumatique, l’appareillage le plus classique reste la prothèse supra-malléolaire (au-dessus de la cheville) ou tibiale (jusqu’en haut de la jambe). Une alternative est toutefois réalisable, beaucoup plus simple, plus économique, et tout aussi efficace : la semelle à faux-bout.

Les conséquences directes de ce type d’amputation sont :

  • gêne à la marche dans la phase de propulsion ;
  • difficulté à ce chausser du fait de la forme du moignon.

Ce type d’orthèse est réalisé à partir du moulage de différents matériaux thermoformables spécifiques combinant à la fois le confort (pour la partie en contact avec la peau) et la rigidité (pour la structure externe de la semelle).

L’insertion d’une lame carbone, du talon jusqu’à l’extrémité distale, est une composante essentielle puisqu’elle va redonner la fonction de propulsion à la marche. La confection du faux-bout (appelé aussi esthétique) se fait dans un troisième temps, elle constitue le remplacement de la partie du pied amputé, et va permettre de donner au chaussant le volume nécessaire. Enfin, après adaptation, l’ensemble est recouvert d’un matériau lavable, c’est la finition de la semelle.

L’entretien est donc réduit à son strict minimum avec un nettoyage régulier (intérieur et extérieur) de l’orthèse, une vérification quotidienne de l’état cutané et une visite chez le prothésiste tous les 6 mois.

Pierre Lapègue, podologue du sport à Sèvres

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La grande course de Thierry ADELINE

Thierry Adeline, lors de la TransGaule

Adepte de l’ultra marathon, Thierry Adeline a traversé la planète en courant.Après le Marathon des Sables, il enchaine en 2006 le Raid Sahara en Mauritanie, la Gobi March en Chine, les 100 km de Millau et le Raid Ténéré au Niger. En 2007, il court le Libyan Challenge (200 km non stop) , le Raid Montpellier-Valencia (500 km en 7 jours). C’est sur les routes de France qu’il vient de vivre sa dernière aventure…

En août dernier, tu as participé à la 7ème édition de la Transe Gaule. Racontes-nous ?

Ce fut une aventure véritablement exceptionnelle tant d’un point de vue sportif qu’humain. Nous étions 51 coureurs sur la ligne de départ à Roscoff et 44 à l’arrivée à Gruissan. Des athlètes venus de tous les continents rejoindre la Manche à la Méditerranée en 18 jours…1151 km dans les paysages merveilleux des régions françaises, soit près de 30 marathons ! La Transe Gaule est l’une des courses mythiques de cette pratique sportive qu’est l’ultra marathon et je dois dire que relever ce défi a été pour moi une immense satisfaction.

Une aventure ou l’esprit de groupe prend vite le pas sur l’esprit de compétition…

Absolument, nous vivons en groupe et en vase clos pendant 18 jours, en pratiquant notre passion commune qu’est la course extrême et en allant au bout de nous mêmes sur le plan physique, alors bien évidemment les liens se tissent entre nous et de belles amitiés se créent.

Dès les premières étapes une tendinite achiléenne a fait son apparition, comment l’as tu gérée durant le reste de la course ?

Cette tendinite est apparue assez rapidement à la fin de la 3ème étape, après 250 km environ… La route était encore longue… La douleur était différente suivant la route, plus douloureuse en montée qu’en descente bien sûr. Alors, au fil du temps on vit avec, et puis le soir dès l’arrivée ce sont les soins avec des pansements occlusifs avec pommade anti inflammatoire et application de glace.

1151 km qui ont eu raison des 3 paires de Nike (air triax et vomero) que tu portais alternativement…

Paire d'Air Triax de Thierry Adeline

En fait les chaussures ont plutôt bien résisté en terme de maintien et d’amorti mais le simple fait de courir tout le temps du même coté de la route (qui est souvent légèrement convexe) a provoqué une usure asymétrique des chaussures très importante.

Nous avions conçu pour cette course des semelles adaptées à la foulée rasante des coureurs d’ultra. Ont elles rempli leur mission ?

Semelle détourée

J’avais 2 paires de semelles sensiblement identiques que je portais alternativement. Légères avant tout elles apportaient un bon amorti sous l’avant pied (nécessaire sur les longues distances) et une protection efficace contre les effets néfastes des impacts talon-sol sur le bitume. Une des paires avait la particularité d’être équipée d’un petite cale permettant de contrôler la pronation, elle à mieux résisté a l’écrasement que l’autre. Le port de semelles a également limité au maximum les douleurs dans les genoux et hanches procurées par cette surdose de kilomètres.

Pierre LAPEGUE, pédicure-podologue

Catégorie(s) : Courses célèbres
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Hervé Allouard termine 8ème de la NHR en 37 mn 48 s.

Hervé quelles sont tes impressions sur cette première ?

Hervé Allouard, dans son élément.

La NHR ne faisait pas spécialement partie de mon programme cette année, j’y suis donc allé sans objectif particulier simplement parce que l’idée était originale. A savoir une organisation de 25 courses de 10 kms à travers de nombreuses capitales dans le monde. Sans trop de repères chronométriques, je me suis placé dans le sas de – 40′ sur 10 kms (facile…), et je suis parti gentiment passant le 1er km en 3’20 autour de l’hippodrome de Longchamp. Ensuite vint le temps de la remontée vers les lacs (2.5 kms de course) et une boucle en direction de la porte d’auteuil (5 kms). Un parcours assez cassant et pas vraiment roulant du 5ème km au 9ème avec le faux plat de Longchamp vent de face et puis le dernier 1 km 500 fatidique ou j’ai remonté 2 coureurs pour finir 8ème au scratch… sur une course ou mon GPS affichait à l’arrivée : 10 km 500 ! En bref, j’ai appécié cette course pour son originalité, il faisait un peu trop chaud pour espérer un chrono sur … 10 km 500 !

Tu as couru avec des nouvelles semelles, à la fois très amortissantes et très nerveuses puisqu’elles sont equipées d’une lame en carbone comme celles d’Arnaud, quelles sont tes impressions ?

Je cours avec ces semelles depuis environ 3 mois et j’ai rapidement pu constater l’absence totale de douleurs articulaires (genoux, chevilles) après les séances de fractionné sur piste ou sur route. Elles offrent à mon avis une véritable protection contre les ondes de chocs. L’amorti talonnier est très surprenant, surtout en descente. Quand à la lame carbone, il est évident qu’elle apporte une véritable aide a la propulsion dès que la vitesse devient un peu élevée.

Vue de la lame en carbone

Pierre Lapègue, podologue du sport à Sèvres

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Halte aux amputations !

Dr Line Kleinebreil

Aujourd’hui en France les solutions existent pour éliminer les amputations liées au diabète, alors sachez en profiter. Une fois par an un professionnel de santé doit faire le bilan podologique, examiner vos pieds, évaluer la sensibilité nerveuse et vous conseiller sur l’hygiène quotidienne. Une détection précoce des zones d’hyperpression, une prévention des déformations par le port d’une semelle moulée sur mesure, peuvent éviter bien des ennuis. Ces soins locaux sont efficaces et complémentaires de la recherche d’un équilibre glycémique et d’un contrôle des autres facteurs de risque comme l’arrêt du tabac. Combien coûtent ces soins ? Beaucoup moins cher que la perte même partielle d’un pied et dans certains cas ils sont pris en charge par l’assurance maladie.

Renseignez-vous, parlez-en à votre médecin et à votre podologue, demandez conseil aux associations de patients. Refusez la fatalité des complications du diabète.

Dr. Line KLEINEBREIL, Vice-Présidente de Primary Care Diabetes Europe (http://www.pcdeurope.org)

Catégorie(s) : Autres pathologies
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